Ce détail d'un dessin de Victor Hugo représente une femme avec un décolleté et sa mante, ce qui permet au poète de la saluer par : Ave dea.

XXXIV. Ave, Dea ; Moriturus te salutat

Ave, Dea ; Moriturus te salutat – Les références

Toute la lyreCinquième partie : [Le « Moi »] ;
Collection Bouquins, Robert Laffont, Œuvres complètes de Victor Hugo, Poésie IV, p 389.

Ave, Dea ; Moriturus te salutat – L’enregistrement

Je vous invite à écouter Ave, Dea ; Moriturus te salutat, un sonnet de Toute la lyre, de la cinquième partie : [Le « Moi »], de Victor Hugo.

Ave, Dea ; Moriturus te salutat


Ave, Dea ; Moriturus te salutat – Le texte

XXXIV
Ave, Dea ; Moriturus te salutat


La mort et la beauté sont deux choses profondes
Qui contiennent tant d’ombre et d’azur qu’on dirait
Deux sœurs également terribles et fécondes
Ayant la même énigme et le même secret ;

Ô femmes, voix, regards, cheveux noirs, tresses blondes,
Brillez, je meurs ! ayez l’éclat, l’amour, l’attrait,
Ô perles que la mer mêle à ses grandes ondes,
Ô lumineux oiseaux de la sombre forêt !

Judith, nos deux destins sont plus près l’un de l’autre
Qu’on ne croirait, à voir mon visage et le vôtre ;
Tout le divin abîme apparaît dans vos yeux,

Et moi, je sens le gouffre étoilé dans mon âme ;
Nous sommes tous les deux voisins du ciel, madame,
Puisque vous êtes belle et puisque je suis vieux.

12 juilet.

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