Ce détail d'un dessin de Victor Hugo représente le dos renversé d'une femme qui aime.

XII. À propos de Doña Rosa

À propos de Doña Rosa – Les références

Les Chansons des rues et des boisLivre premier : JeunesseVI. L’Éternel Petit Roman ;
Collection Bouquins, Robert Laffont, Œuvres complètes de Victor Hugo, Poésie II, p 953.

À propos de Doña Rosa – L’enregistrement

Je vous invite à écouter À propos de Doña Rosa, poème du recueil Les Chansons des rues et des bois, du Livre premier : Jeunesse, VI. L’Éternel Petit Roman, de Victor Hugo.

À propos de Doña Rosa


À propos de Doña Rosa – Le texte

XII
À propos de Doña Rosa


Au printemps, quand les nuits sont claires,
Quand on voit, vagues tourbillons,
Voler sur les fronts les chimères
Et dans les fleurs les papillons,

Pendant la floraison des fèves,
Quand l’amant devient l’amoureux,
Quand les hommes, en proie aux rêves,
Ont toutes ces mouches sur eux,

J’estime qu’il est digne et sage
De ne point prendre un air vainqueur,
Et d’accepter ce doux passage
De la saison sur notre cœur.

À quoi bon résister aux femmes,
Qui ne résistent pas du tout ?
Toutes les roses sont en flammes ;
Une guimpe est de mauvais goût.

Trop heureux ceux à qui les belles
Font la violence d’aimer !
À quoi sert-il d’avoir des ailes,
Sinon pour les laisser plumer ?

Ô Mérante, il n’est rien qui vaille
Ces purs attraits, tendres tyrans,
Un sourire qui dit : Bataille !
Un soupir qui dit : Je me rends !

Et je donnerais la Castille
Et ses plaines en amadou
Pour deux yeux sous une mantille,
Fiers, et venant on ne sait d’où.

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *