Ce détail d'un dessin de Victor Hugo représente un bras, une épaule recouverte de sa manche, qui émerge d'un lit. On croit voir un œil de dragon en haut à droite.

VI. À Jeanne

À Jeanne – Les références

Les Chansons des rues et des boisLivre premier : JeunesseIII. Pour Jeanne seule ;
Collection Bouquins, Robert Laffont, Œuvres complètes de Victor Hugo, Poésie II, p 890.

À Jeanne – L’enregistrement

Je vous invite à écouter À Jeanne, poème du Livre premier : Jeunesse, III. Pour Jeanne seule, du recueil Les Chansons des rues et des bois, de Victor Hugo.

À Jeanne


À Jeanne – Le texte

VI
À Jeanne


Ces lieux sont purs ; tu les complètes.
Ce bois, loin des sentiers battus,
Semble avoir fait des violettes,
Jeanne, avec toutes tes vertus.

L’aurore ressemble à ton âge ;
Jeanne, il existe sous les cieux
On ne sait quel doux voisinage
Des bons cœurs avec les beaux lieux.

Tout ce vallon est une fête
Qui t’offre son humble bonheur ;
C’est un nimbe autour de ta tête ;
C’est un éden en ton honneur.

Tout ce qui t’approche désire
Se faire regarder par toi,
Sachant que ta chanson, ton rire,
Et ton front, sont de bonne foi.

Ô Jeanne, ta douceur est telle
Qu’en errant dans ces bois bénis,
Elle fait dresser devant elle
Les petites têtes des nids.

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