Ce détail d'un dessin de Victor Hugo représente le visage d'une très jeune femme (une enfant ?), aux yeux fermés, qui apparaît derrière, ou au-dessus d'un mur (à moins que ce soit des couvertures).

I. Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose…

Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose… – Les références

L’Art d’être grand-pèreIII. La Lune ;
Collection Bouquins, Robert Laffont, Œuvres complètes de Victor Hugo, Poésie III, p 735.

Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose… – L’enregistrement

Je vous invite à écouter Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose…, premier poème de la partie III. La Lune, du recueil L’Art d’être grand-père, de Victor Hugo.
Il est suivi de Choses du soir.

Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose…


Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose… – Le texte

I


Jeanne songeait, sur l’herbe assise, grave et rose ;
Je m’approchai : — Dis-moi si tu veux quelque chose,
Jeanne ? — car j’obéis à ces charmants amours,
Je les guette, et je cherche à comprendre toujours
Tout ce qui peut passer par ces divines têtes.
Jeanne m’a répondu : — Je voudrais voir des bêtes.
Alors je lui montrai dans l’herbe une fourmi.
— Vois ! — mais Jeanne ne fut contente qu’à demi.
— Non, les bêtes, c’est gros, me dit-elle.

Leur rêve,

C’est le grand. L’Océan les attire à sa grève,
Les berçant de son chant rauque, et les captivant
Par l’ombre, et par la fuite effrayante du vent ;
Ils aiment l’épouvante, il leur faut le prodige.
— Je n’ai pas d’éléphant sous la main, répondis-je.
Veux-tu quelque autre chose ? ô Jeanne, on te le doit !
Parle. — Alors Jeanne au ciel leva son petit doigt.
— Ça, dit-elle. — C’était l’heure où le soir commence.
Je vis à l’horizon surgir la lune immense.

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