Ce détail d'un dessin de Victor Hugo représente, émergeant d'une tache dans laquelle se dessine un œil de serpent, le visage pur d'une jeune femme.

I. Je ne me mets pas en peine…

Je ne me mets pas en peine… – Les références

Les Chansons des rues et des boisLivre premier : JeunesseIII. Pour Jeanne seule ;
Collection Bouquins, Robert Laffont, Œuvres complètes de Victor Hugo, Poésie II, p 883.

Je ne me mets pas en peine… – L’enregistrement

Je vous invite à écouter Je ne me mets pas en peine…, un poème du recueil Les Chansons des rues et des bois, du Livre premier : Jeunesse, III. Pour Jeanne seule, de Victor Hugo.

Je ne me mets pas en peine…


Je ne me mets pas en peine… – Le texte

I


Je ne me mets pas en peine
Du clocher ni du beffroi ;
Je ne sais rien de la reine,
Et je ne sais rien du roi ;

J’ignore, je le confesse,
Si le seigneur est hautain,
Si le curé dit la messe
En grec ou bien en latin ;

S’il faut qu’on pleure ou qu’on danse,
Si les nids jasent entre eux ;
Mais sais-tu ce que je pense ?
C’est que je suis amoureux.

Sais-tu, Jeanne, à quoi je rêve ?
C’est au mouvement d’oiseau
De ton pied blanc qui se lève
Quand tu passes le ruisseau.

Et sais-tu ce qui me gêne ?
C’est qu’à travers l’horizon,
Jeanne, une invisible chaîne
Me tire vers ta maison.

Et sais-tu ce qui m’ennuie ?
C’est l’air charmant et vainqueur,
Jeanne, dont tu fais la pluie
Et le beau temps dans mon cœur.

Et sais-tu ce qui m’occupe,
Jeanne ? C’est que j’aime mieux
La moindre fleur de ta jupe
Que tous les astres des cieux.

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